Le lundi 29 août 2011 aux environs de 14 h au rond-point du
Grand hôtel, un incident est survenu entre le député Yaya
Sangaré et un policier chargé de réguler la circulation à ce
lieu-là. Les médias en ont fait leurs choux gras. L’incident est
suffisamment grave et est imputable à l’agent contrairement à ce
qui a été écrit par certains médias.Sadio Gassama, ministre
de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, a présenté
le jeudi 1er septembre 2001, les excuses de la police et des
autorités au député et à l’Assemblée nationale, offensés en
présence du président de la Commission Défense de l’Assemblée
nationale
Selon le député Yaya Sangaré, après la présentation des
excuses du ministre, et celle de l’agent et du directeur général
de la police auxquelles ils s’attendaient, l’incident était
clos. Mais en lieu et place, la police, à travers un de ses
syndicats, s’active à défendre un collègue qui, dans les gestes
et paroles est fautif.
Un rapport sur l’altercation entre le député et l’agent
policier est déposé sur la table de l’Assemblée nationale. Ce
rapport révèle un comportement inadmissible du policier qui,
visiblement, ignore tout des institutions de la République et
n’a guère de considération pour les personnalités qui les
incarnent.
Les faits sont suffisamment graves et l’Assemblée nationale,
dans les jours qui viennent, pourrait demander la radiation de
l’agent incriminé. Les députés et l’Assemblée nationale
n’attendaient que des excuses de l’agent et du directeur général
de la police pour que l’incident soit définitivement clos.
Contrairement à ce que véhiculent certaine presse, aucune
commission parlementaire n’est mise en place pour étudier la
levée de l’immunité parlementaire du député Sangaré,ni pour
entreprendre une démarche quelconque de médiation en direction
de la police nationale.
Denis Koné
PRODUITS DE PREMIERE NECESSITE : Le contrôle des prix continue
après le ramadan

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Jeudi dernier, le Conseil national des prix
(CNP) a fait le bilan de ses activités pendant
le mois de ramadan et décidé que le contrôle des
prix s’étendra au-delà du mois de ramadan.
Présidée par le ministre de l’Industrie, des
Investissements et du Commerce, Mme Sangaré
Niamoto Bah, la rencontre du CNP le 1er
septembre 2011 a fait le point de
l’approvisionnement du pays en produits de
première nécessité pendant le ramadan. Au cours
de la réunion, le CNP s’est dit honoré de la
stabilité des prix et du bon approvisionnement
du pays en denrées de première nécessité pendant
le mois du jeûne musulman.
« Les prix ont été stables pendant le
ramadan. Aussi des stocks importants ont-ils été
constitués. Le travail a été bon. Le président
de la République a félicité le Conseil », a
déclaré le ministre Sangaré Niamoto Bah.
Selon le dernier rapport du CNP, les stocks
de riz sur l’ensemble du territoire national
sont estimés à 57 494 tonnes. Cela représente 27
jours de consommation. Le même rapport révèle
qu’il y a 35 483 tonnes de stocks de sucre, soit
85 jours de consommation nationale.
Au cours de la réunion, le représentant de la
société civile s’est dit comblé du travail du
CNP. Pour le représentant de l’Union nationale
des travailleurs du Mali (UNTM), la mission du
CNP ne doit pas s’arrêter au mois de ramadan. Et
d’ajouter que les activités du CNP doivent
continuer pour le grand bonheur des citoyens.
Aux dires du représentant des commerçants
détaillants, « le travail du CNP a été
noble, mais il y a eu quelques failles, car les
prix de certains produits notamment les fruits
et légumes ont grimpé pendant le ramadan ».
Le ministre a promis que le Conseil
s’intéressera dorénavant aux prix des fruits et
légumes. « Nous ne devons plus faire moins.
Nous devons faire en sorte que chaque fois qu’il
y a augmentation que cela soit fondée. Il faut
qu’on soit vigilant », a promis le ministre
de l’Industrie, des Investissements et du
Commerce.
A noter que le Conseil national des prix a
été mis en place par le département de
l’Industrie, des Investissements et du Commerce
avec pour mission de fixer et de veiller sur les
prix des denrées de première nécessité sur les
marchés partout en République du Mali.
Sidiki Doumbia
« COMMUNICATION
PRESIDENTIELLE » Le spectre du 27 mars 2007 a plané sur
Koulouba…

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En prélude au match éliminatoire de la
Can-2O12 ayant opposé les Aigles du Mali au Cap-Vert, samedi
dernier, le président de la République Amadou Toumani Touré avait
jugé nécessaire de prendre quelques mesures conservatoires en amont
et qui ne sont pas sans rappeler les incidents du 27 mars 2007 à
l’issue de la rencontre Mali-Togo (0-2), défaite suivie de graves
troubles dans la capitale.
Les instructions pour le moins fermes du président ATT ont été
d’abord adressées au ministre de la Communication et répercutées sur la
direction de l’ORTM. A ce niveau, une réunion d’urgence et de proximité
a ensuite regroupé, samedi dernier, (quelques heures avant la
rencontre), journalistes et cameramen de la boîte pour ce qu’il convient
d’appeler les derniers réglages.
Les instructions, voire les ordres ne souffraient d’aucune
ambiguïté : malheur à qui, journaliste ou cameraman qui, dans le
reportage en direct, commettrait l’imprudence de montrer les images qui
fâchent ; à savoir : les éventuels incidents qui surviendraient au cours
de la rencontre. Mais que faire lorsque l’incident survient pendant la
retransmission en direct et sous l’œil vigilant des caméras ?
L’opérateur est en ce moment prié de diriger son outil vers… le ciel ou
le sol… Qu’importe la direction ! Dans tous les cas, pas sur
l’éventuelle scène problématique ! Et le journaliste de la fermer au
même moment !
C’est donc samedi dernier dans la matinée que la direction de l’ORTM
a tenu à transmettre les instructions présidentielles à tout le
personnel chargé de la retransmission en direct du match. Et tant pis
pour le récalcitrant qui les outrepasserait !
Les motivations présidentielles se justifient amplement au regard des
incidents survenus le 27 mars 2007 à l’issue de la défaite du Mali
contre le Togo. Ce revers malien avait été suivi de violentes scènes
d’émeutes dans la capitale au point que certains avaient même évoqué une
tentative de déstabilisation du régime.
En réaction au dysfonctionnement du système sécuritaire, le chef de
l’Etat avait limogé les directeurs généraux de la Sécurité d’Etat, de la
police et de la gendarmerie.
En marge de ces mesures draconiennes, l’ORTM aussi a été tenu quelque
peu responsable des tristes événements pour avoir montré en partie les
scènes d’émeutes depuis le stade du 26-Mars. Ce qui aurait inspiré et
incité les téléspectateurs à mettre le feu dans le reste de la capitale.
C’est, du moins, la lecture faite par certains observateurs. Un concept
visiblement pris au sérieux par Koulouba.
L’on se demande, en tout état de cause et à la lumière de ces mises
en garde présidentielles, si l’ORTM ne serait pas finalement contraint à
abandonner la retransmission des matches de football en direct. L’ORTM,
la pression du service public !
B. S. Diarra
ATT se fâche sur un reportage de l’ORTM
Koulouba n’a pas aimé le reportage réalisé par l’ORTM en prélude au
tournoi Afro-basket qui doit se tenir dans notre capitale du 23
septembre au 2 octobre 2011. Et il l’a fait savoir en rappelant le
ministre de tutelle Sidiki N’Fa Konaté à l’ordre.
C’est courant semaine dernière que les éléments du reportage en
question ont été diffusés sur les antennes de l’ORTM. Le film a été
réalisé en prélude au tournoi Afro-basket que notre capitale doit
abriter. Et le reporter ne s’est pas privé de faire un large tour des
sites accueillants mais aussi ceux qui sont les insalubres de la
capitale. Il a eu le tort d’insister sur ce dernier point. Il n’en
fallait pas plus pour susciter la colère présidentielle.
Il nous revient en effet que le chef de l’Etat n’a pas apprécié le
deuxième aspect de la question. Et le ministre Sidiki N’Fa Konaté en a
eu pour son matricule. Les équipes de reportage sont donc averties :
toutes les vérités ne sont pas bonnes à montrer !
B. S. D. |